Les fêtes du patrimoine aux Molières

En avant de ces journées, le vendredi en soirée, Frédéric Gatineau, président de la société historique et archéologique du Hurepoix et recteur de la Basilique de Longpont, est venu parler dans l’église, sur le thème : « l’église Sainte-Marie Madeleine, un espace dans le temps ».
Une quarantaine de personnes sont venues l’écouter et plonger dans l’histoire. La présence d’un bâtiment est attestée dès 1070, une chapelle dédiée à Notre-Dame, puis une église paroissiale dédiée à Sainte Marie Madeleine. Mais où était donc la chapelle ? Coup d’oeil sur l’archéologie : le Père nous rappelle le diagnostic de l’architecte Stéphane Berhault, détaillant les étapes de construction.
Les terres des Molières, aux confins de diocèses différents et de territoires, sont possédées partiellement par les religieux voisins ou plus lointains : Saint-Florent, Vaux de Cernay, Saint-Paul des Aulnaies, Gif, même Longpont !
Pêle-mêle, infatigable, le Père déroule les archives : elles sont éparses : Paris, Versailles, Chamarande, Evry, Saint-Florent de Saumur, Montigny le Bretonneux.

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Le temps lui laissera-t-il écrire tout cela ? Il met, pour qui veut, les documents à notre disposition et lance d’autres pistes de recherche : avis aux amateurs. Visites épiscopales, cartulaires de Saint-Florent attendent les chercheurs…
Simple chronologie, dira le Père avec humour et passion ! Le puzzle continue tardivement autour d’un verre, et nous le remercions chaleureusement.
Le dimanche suivant, nombreux sont ceux qui sont venus regarder les tombes et écouter avec grand intérêt dans le cimetière, les parcours de vie peu ordinaires et pour certains, héroïques, de ceux qui ont vécu avant nous, racontés par les membres de Mémoire au Village : ainsi la mémoire des familles Andry, Chéret, Duguet, Jullemier, Kiss de Nemesker, Lennertz, Prangé, Tirand, Vorage, a été évoquée.

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Parallèlement dans l’église ouverte, étaient présentés « nos chemins
de patrimoine », illustration du thème art et divertissement des
journées européennes du patrimoine.
Nous découvrons les représentations de sainte Madeleine, au pied de
la Croix, et dans l’ombre, celle sculptée par Jos Daoust, essayons
d’apercevoir la statue de Saint-Félix, patron secondaire, bien présent
dans l’ancien retable et dans une bannière de couleur noire de la
société de secours mutuel de 1879, portant la ruche et ses abeilles
avec pour devise, : « Aimons-nous, Aidons-nous » ; nous devinons la
symbolique de la croix Valentin, cherchons les oratoires dédiés à la
Vierge Marie, évoquons les processions ensoleillées par la joie de la
fête, en correspondance avec les vitraux de Raphaël Lardeur, et les
chemins de croix de carrefour, arpentés lors des Rogations et des
fêtes de la Croix.


Le dicton populaire nous fait retourner à la terre : « A Sainte Croix,
cueille tes pommes et gaule tes noix ».


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